Dépolluer l'intérieur de son habitat
3/La décoration écologique: le slow design
Comment décorer sa maison sans polluer ?
Une nouvelle tendance en matière de décoration écolo-éthique est lancée par Alastair Fouad-Luke en 2004 : le slow design.
Le slow design fait apparaitre de nouveaux objets dans nos maisons.
Comment se présentent les nouveaux objets de décoration ?
- L’objet slow doit nous être utile, de quelque manière que ce soit (fonctionnel, décoratif et esthétique).
- Cet objet est souvent réalisé à la main, il peut être unique ou en édition limitée. Il faut limiter l'industrialisation et favoriser les éco entreprises.
- Il est fabriqué à partir de matériaux recyclables ou
. Il favorise le développement durable en utilisant des ressources naturelles.
- L'objet slow est fabriqué avec des méthodes traditionnelles de savoir faire.
- Ces objets sont issus d'une réflexion sur le développement durable, les économies d’énergies, la lutte contre le gaspillage.
La décoration slow invite ainsi à limiter les substances toxiques dans nos maisons.
Elle cherche à améliorer notre qualité de vie au quotidien afin de favoriser des produits à la fois beaux et respectueux de l'environnement.
Acheter un objet de décoration slow, c’est agir pour la planète et participer à l’éco consommation.
Fabricants et designers conçoivent leurs produits en alliant leur savoir faire à une réflexion plus aboutie sur la durabilité de leur produit, sur les technologies utilisées et sur le comportement du consommateur.
La décoration se met au vert, meubles et accessoires reposeront à la fois sur la recherche d'une plus grande simplicité et d'un retour aux sources.
La décoration écologique ou l’éco design redonne un sens à l'utilisation de nos produits de consommation, leur fonction, leur durabilité sans oublier l'esthétisme. Elle participe ainsi à dépolluer notre habitat.
4/Les matières textiles
Il existe principalement deux types de matière textile: les synthétiques et les naturelles.
Les matières synthétiques sont issues de l’industrie pétrochimique. Elles sont souvent facile d’entretien, mais très coûteuses en matières premières non renouvelables, en énergie et en pollutions diverses. Elles ont aussi l’inconvénient de « prendre » les odeurs. Vous ne porterez qu’une seule journée à même la peau un pull en acrylique!
De plus, les produits toxiques utilisés pour la fabrication, restent dans les fibres et, au contact de la peau, passent dans le sang.
Toutefois, leur usage peut être utile, comme par exemple pour les lavettes en microfibre non jetables, certains vêtements sportifs, … Dans ce cas, il faut privilégier les matières recyclées.
Les matières naturelles sont renouvelables et issues de fibres végétales ou animales. Elles peuvent être produites à l’infini. Elles demandent plus d’attention lors de l’entretien, mais en contrepartie elles apportent un confort au porter inégalé. Vous pourrez mettre plusieurs jours un vêtement composé de matières naturelles, en l’aérant simplement sur un cintre à la fin de chaque journée.
Les matières naturelles peuvent aussi être une source de pollution importante. Ainsi la culture du coton conventionnel est une des plus polluantes au monde. Il est important de privilégier les matières bio, identifiées par les certificats GOTS, SKAL ou ÖkoTex1000.
Récemment, de nouveaux textiles fabriqués à partir de matières d’origine naturelle ont été mis en avant, telles que le bambou, le soja, les algues, le pin, l’eucalyptus, le crabe, le lait, … Ces textiles, même s’ils ont une origine naturelle, ne sont en rien écologiques et ne peuvent en aucun cas recevoir une certification « bio ».
Pour obtenir un tissu en bambou, une transformation chimique coûteuse en énergie, avec de la soude, du sulfure d'hydrogène ou encore du sulfure de carbone, est nécessaire pour obtenir une viscose. Et comme seules les jeunes pousses peuvent être utilisées, la fabrication de tissu en bambou participe à la déforestation et à l’érosion des sols. Le bambou est une matière écologique lorsqu’il nous loge et nous nourrit, pas lorsqu’il nous habille.
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